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Nouvelles

Appel à communications - par Claire Gheeraert-Graffeuille

Institut du Monde Anglophone

Université Sorbonne Nouvelle- Paris III,

Séminaire Epistémè (Responsable : Line Cottegnies)

EA 4398 : PRISMES / PEARL

http://www.etudes-episteme.org

 

Appel à communications

JOURNÉE D’ÉTUDE, 14 MAI 2010

Comment les femmes écrivent l’histoire à l’époque moderne en France et dans les Îles britanniques (16e-18e siècles)

2e journée : les femmes témoins de l’histoire.

 

(Lieu : Maison de la Recherche, Sorbonne Nouvelle, 4 rue des Irlandais, 75005 Paris)

La première journée d’étude consacrée à l’écriture de l’histoire au début de l’époque moderne en France et en Angleterre (6 juin 2009) a mis en relief que l’activité des femmes dans les genres historiques dominants que sont la chronique, l’historiographie officielle, l’histoire religieuse, l’histoire politique est à la fois ponctuelle et discontinue. Cependant, même si les femmes n’écrivent pas l’Histoire comme les hommes, leur présence sur la scène de l’histoire, ou au contact de ceux qui la font, les autorise à livrer des récits précis sur le passé proche. Ces spectatrices engagées, prêtes à souffrir au nom de la vérité qu’elles décrivent, sont les auteurs d’importants témoignages que cette seconde journée voudrait examiner. Il semble essentiel, pour mieux comprendre la lecture que les femmes font du passé, de revenir sur les genres en marge de l’historiographie officielle qu’elles privilégient : les correspondances, les mémoires, le journalisme au féminin, la production pamphlétaire, la littérature dévotionnelle (prophétie, traités, autobiographie, poésie). On pourra s’intéresser par exemple à la nature des événements qu’elles choisissent de rapporter, au regard qu’elles portent sur le passé, ainsi qu’à leur rapport à la vérité historique à une période où l’on s’interroge tout particulièrement sur son  statut. Une perspective comparatiste entre la France et les  Îles britanniques pourra permettre de mettre en évidence des différences nationales.

 

La journée donnera lieu à la publication d’une sélection d’articles dans la revue Études Épistémè.

 

Merci d’adresser vos propositions de communication (30 minutes) à Armel Nayt-Dubois (Université de Versailles Saint Quentin) et à Claire Gheeraert-Graffeuille (Université de Rouen) avant le 15 décembre 2009.

claire.gheeraert@univ-rouen.fr

dubois-nayt@iut-velizy.uvsq.fr

 

 


Institut du Monde Anglophone

Université Sorbonne Nouvelle- Paris III,

Séminaire Epistémè (Director: Line Cottegnies)

EA 4398 : PRISMES / PEARL

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Call for papers

 

CONFERENCE, 14 MAY 2010

 

Women and the Writing of History in Early Modern Britain and France: Women as Witnesses to History.

 

 (To be held at Maison de la Recherche, Sorbonne Nouvelle, 4 rue des Irlandais, 75005 Paris)

 

A first conference on women’s history writing in early modern France and Britain (June 6, 2009) showed that the contribution of women to the dominant historical genres, such as chronicles, official historiography, religious and political history, was isolated and sporadic. Yet, even if women wrote history differently from men, their presence on the historical stage and their contacts with those who made history allowed them to provide precise accounts of the immediate past. These dedicated female spectators, who were ready to suffer in the name of the truth they were describing, are the authors of important testimonies on which this second conference will focus. It seems essential, in order to understand the way in which women read the past, to look at the genres which they favoured, including letters, memoirs, journalism by women, pamphlets, spiritual writings (prophecies, treatises, autobiographies), and poetry. Of particular interest are the sorts of events about which they chose to write, the perspectives they adopted, as well as their assumptions about historical truth – itself a highly problematic concept in the period. A comparison between France and Britain could shed light on national differences.

A selection of papers will be published in the journal Études Épistémè (http://www.etudes-episteme.org).

 

Please send abstracts for 30-minute papers by December 15, 2009, to Armel Nayt-Dubois (Université de Versailles Saint Quentin) and Claire Gheeraert-Graffeuille (Université de Rouen)

claire.gheeraert@univ-rouen.fr

dubois-nayt@iut-velizy.uvsq.fr

 

 


Narratives and knowledge - par Tony Gheeraert

Narratives and Knowledge.
The Early Modern Scientific Anecdote (16-17th centuries)

New College Symposium, University of Oxford, 22-23 September 2009
New College, Noël-Salter Room
Organisers : Frédérique Aït-Touati and Anne Duprat
Honorary President : Jean-Charles Darmon

22 September

Chair : Anne Duprat

2pm. Welcome

2.30pm. Frédérique Aït-Touati, Anne Duprat. Introduction

3pm. Richard Scholar. « Montaigne et l’Aveugle. »

3.30pm. Discussion

4.00pm. Tea break

4.30pm. Rowan Tomlinson. « L'anecdote et l'artisan dans le Pline l'ancien de la Renaissance »

5pm.Thibaut Maus de Rolley. « Le démonologue comme conteur ? Usages de
l'anecdote dans la Démonomanie de Jean Bodin (1580) »

5.30pm. Discussion

7pm. Dinner in the Panelled Room

23 September

Chair : Jean-Charles Darmon

9.30am. Alexis Tadié. « Le Sylva Sylvarum de Bacon, un recueil d'anecdotes? »

10am. Maria Susana Seguin. « Le chasseur et les lapins siamois : rôle de l'anecdote scientifique dans l'Histoire de l'Académie des sciences (1699-1740) »

10.30am. Discussion

11am. Coffee break

11.30am. Fabien Chareix. « L'anecdote et la fable de l'expérience. Le minuscule dans la philosophie naturelle de Galilée et de Huygens »

12pm. Frédérique Aït-Touati. « Histoire de la fourmi enivrée au brandy : voir et raconter chez Robert Hooke »

12.30pm. Discussion and conclusion

1pm. Lunch in the Panelled Room


clio.jpgColloque Femmes et Histoire (6 juin 2009) - par Claire Gheeraert

Université Sorbonne Nouvelle – Paris III
PEARL   EA 3977
Episteme/IRIS
CREA XVIII

Comment les femmes écrivent l’histoire à l’époque moderne (16e-17e siècles)
Samedi 6 juin 2009

Salle Bourjac
(Université Sorbonne Nouvelle – Paris III, 17 rue de la Sorbonne, Paris Ve)

 
 
Cette journée d’étude est l’occasion de revenir sur la relative invisibilité des historiennes à l’époque moderne. On admet en effet que celles-ci auraient eu pour domaine de prédilection l’autobiographie et la biographie, des genres qui leur auraient permis de s’immiscer dans le cercle fermé des historiens par le biais de l’histoire particulière sans toucher pour autant à l’histoire générale, ultime bastion masculin. Qu’en est-il en réalité ? En nous interrogeant sur la manière dont les femmes écrivirent l’histoire à l’époque moderne, nous souhaiterions réfléchir de nouveau à la dimension sexuée de leurs écrits historiographiques en observant, par exemple :
 
- les variations géographiques : les pratiques féminines de l’histoire sont-elles les mêmes en France et en Angleterre ?
- les origines sociales des historiennes.
- les raisons qui conduisent les femmes à écrire l’histoire.
- les paradoxes de l’écriture historique : comment une femme, confinée en principe à la sphère privée, peut-elle écrire sur des événements politiques et religieux qui appartiennent à la vie publique ?
- les rapports qu’entretiennent les historiennes avec les historiens de leur temps et ceux du passé (sources, traductions, modèles, etc.). Existe-t-il un point de vue féminin sur l’histoire ?
- les spécificités de la narration historique féminine : que voulaient-elles conserver du passé, transmettre aux générations futures ? Quelles formes littéraires utilisaient-elles ?
- les différences génériques distinguant l’activité masculine et féminine dans le champ de l’histoire (histoire générale, histoire particulière, histoire locale, histoire familiale, histoire immédiate, histoire antique, etc.)
- les difficultés rencontrées par les femmes pour avoir accès à certains champs de l’histoire en raison, par exemple, de leur méconnaissance supposée du latin et du grec.
Cette première journée de colloque sera suivie d’une seconde qui portera plus précisément sur les femmes lectrices de l’histoire
 
 
 
PROGRAMME
 
9h : Ouverture  et accueil des participants : Claire Gheeraert-Graffeuille et Armel Nayt‑Dubois.
 
Présidente de séance : Éliane Viennot (Saint-Étienne)
9h 15 : Tatiana Clavier (Saint-Étienne) : « L’Histoire du siège de Brest : Anne de France et la réécriture de l’histoire ».
9h45 : Armel Nayt-Dubois (Versailles - Saint Quentin) : « Anne Dowriche et l’histoire ».
10h15 : Questions et débats.
 
Pause
 
Présidente de séance : Claire Gheeraert-Graffeuille (Rouen)
11h : Éliane Viennot (Saint-Étienne) : « Marguerite de Valois et l’écriture de l’histoire, 1574-1614 ».
11h30 : Karen Britland (University of Wisconsin) : « Elizabeth Cary and History ».
12h : Questions et débats.
 
Présidente de séance : Line Cottegnies (Paris III)   
14h : Sandrine Parageau (Paris VII) : « Catching the ‘Genius of the Age’ : Margaret Cavendish, Historian and Witness ».
14h30 : Claire Gheeraert-Graffeuille (Rouen) : « Lucy Hutchinson, l’histoire, et les historiens ».
15h : Questions et débats.
 
Pause
 
Présidente de séance : Lynn Sermin Meskill (Paris XIII)
15h45 : Claire Boulard-Jouslin (Paris III) : « ‘Augustus Caesar to Livia Drusilla’: théories de l'histoire dans le Female Spectator d’Eliza Haywood ».
16h15 : Devoney Looser (University of Missouri) : « Catharine Macaulay in Context ».
16h45 : Isabelle Bour (Paris III) : « Mary Wollstonecraft as Historian ».
17h15 : Questions et débats.
 
18h30 : Vin d’honneur (salle Bourjac)
 
 

 


ANNULATION - par Tony Gheeraert

ANNULATION:
Annulation de la conférence du professeur Elizabeth Scala (University of Texas
at Austin), prévue initialement le 18 mai 2009.

pleiade3shak.jpgShakespeare Histoires - Bibl. de la Pléiade - par Admin

William Shakespeare, HISTOIRES I, II (Œuvres complètes, III-IV) [2008], Gallimard, coll. "Bibliothèque de la Pléiade", 2 vol., 3536 p.

Édition publiée sous la direction de Jean-Michel Déprats et Gisèle Venet, trad. de l'anglais par Line Cottegnies, Jean-Michel Déprats, Jean-Pierre Villquin et Jean-Pierre Vincent. Préface de Marie-Thérèse Jones-Davies. « Sur la langue de Shakespeare », Chronologie, de Henri Suhamy Édition bilingue. Avec la collaboration de Gilles Bertheau, Anny Crunelle-Vanrigh, Margaret Jones-Davies, Yves Peyré, Henri Suhamy.
 
Présentation de l'éditeur

Les œuvres publiées dans ces deux volumes furent longtemps qualifiées, en France, de « Drames historiques ». Mais l'esthétique des pièces de Shakespeare n'a évidemment rien à voir avec celle du Cromwell de Hugo. C'est sous l'intitulé « Histoires » (Histories), qui figure explicitement au titre de l'une d'entre elles, L'Histoire d'Henry IV, que les éditeurs des Œuvres complètes de 1623 publièrent dix des douze pièces reprises ici.
Shakespeare y met en scène l'histoire d'Angleterre, hantée par le spectre de la guerre civile. De Richard II, monarque renversé, et d'Henry IV, usurpateur légitimé, jusqu'à Richard III, le dernier Plantagenêt, il retrace les ruptures dynastiques qui ont abouti à l'avènement des Tudor, dont la dernière représentante, Élisabeth Ire, règne encore quand il écrit. Il reste fidèle, pour l'essentiel, au modèle transmis comme « vrai » par l'historiographie de son temps  ; les chroniqueurs, par exemple, propagent presque tous la légende d'un Richard III démoniaque et contrefait, meurtrier et tyran régicide dont la Providence veut qu'il tombe sous les coups de l'ange de lumière qu'est le premier souverain Tudor. Mais Shakespeare écrit en poète, non en historien. Mieux, c'est en écrivant l'histoire qu'il devient poète : sa carrière de dramaturge commence avec les trois parties d'Henry VI, qui le rendent immédiatement célèbre.
Ces Histoires mêlent le mythe, l'épopée et la tragédie. Réclamant « un royaume pour théâtre, des princes pour acteurs », Shakespeare met en œuvre toutes les ressources de sa poésie pour donner à voir tantôt les froids calculs de la politique machiavélienne, tantôt les « vastes champs » des batailles de France, tantôt les souffrances de l'Angleterre. Mais ces pièces mêlent aussi « les rois et les bouffons », et c'est en créateur hors norme, et non en chantre de la mythologie nationale, que Shakespeare a créé l'un de ses personnages les plus drôles et les plus inoubliables : « l'énorme montagne de chair », nommée Falstaff.

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