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14 - 2008 - S. Parageau

Sandrine Parageau, The Function of Analogy in the Scientific Theories of Margaret Cavendish (1623-1673) and Anne Conway (1631-1679), p. 89

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Résumé

Dès le XVIIe siècle et les textes de Francis Bacon, l'usage de l'analogie en science est à la fois reconnu et contesté. Il s'agit pour les uns d'introduire la «folle du logis» dans un domaine réservé à la raison, alors que d'autres perçoivent l'analogie comme un outil essentiel de la créativité scientifique qui, à partir du connu, permettrait de penser l'inconnu. L'éclectisme dominant de l'époque moderne concilie cependant ces deux attitudes chez bien des auteurs. C'est le cas notamment de Margaret Cavendish et de Anne Conway, deux femmes philosophes qui font un usage, parfois raisonné, souvent spontané, de l'analogie dans leurs théories. Plus qu'un simple outil, l'analogie est un mode de pensée chez ces auteurs autodidactes qui, à défaut d'érudition, s'appuient sur l'intuition et sur la raison, « la chose du monde la mieux partagée ». Ainsi, l'autodidaxie de ces auteurs et leur recours à des facultés spontanées déterminent leur méthode de recherche et d'écriture scientifiques. Mieux encore, l'analogie les conduit à formuler des théories de philosophie naturelle qui traduisent « l'épistémè de la ressemblance » : le vitalisme – sous diverses formes – est proposé comme une analogie universelle, garante de l'harmonie du monde.


Abstract

As Francis Bacon's texts show, the use of analogy in the sciences was already both contested and recognized as potentially useful in the XVIIth century. Whereas for some it meant letting « the madwoman in the attic », where reason alone should reign, others considered analogy as an essential tool which could reveal the less known by likening it to the better known. Yet, the pervasive eclecticism of early modern England often tried to reconcile both approaches. This is the case with Margaret Cavendish and Anne Conway, two women philosophers who used reasoned, as well as spontaneous analogies in their theories. Analogy is not a mere tool but a whole way of reasoning for these self-taught philosophers who, with no education, had to rely on intuition and reason, « the most widely shared thing in the world ». Autodidacticism and the use of spontaneous faculties determined these authors' methods of thinking and writing science. Besides, analogy led them to build theories of natural philosophy that testified to the "episteme of similitude » : they suggested vitalism – in various guises – as a universal analogy that guaranteed cosmic harmony.


Sandrine Parageau

Ancienne élève de l'ENS Lettres et Sciences Humaines, agrégée d'anglais, Sandrine Parageau prépare un doctorat d'histoire des idées à Paris III – Sorbonne Nouvelle, sous la direction de Line Cottegnies. Elle travaille sur les femmes et la philosophie en Angleterre au XVIIe siècle à travers l'étude des théories de philosophie naturelle de Margaret Cavendish (1623-1673) et d'Anne Conway (1631-1679).


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Date de création : 17/12/2008 @ 14:45
Dernière modification : 18/12/2008 @ 13:48
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