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14 - 2008 - L. Cottegnies

Line Cottegnies, Le « renouveau » de l'épicurisme en Angleterre au milieu du dix-septième siècle de Walter Charleton à Margaret Cavendish – une histoire franco-britannique, p. 123

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Résumé

Dans une étude pionnière de 1934, Thomas Franklin Mayo fut l'un des premiers à évoquer l'idée d'une « renaissance » épicurienne à partir de 1650 en Angleterre. Plusieurs historiens de la philosophie et des sciences, notamment Reid Barbour, Stephen Clucas et Howard Jones, ont quant à eux préféré souligner la continuité de la présence de l'épicurisme en Angleterre entre la fin du XVIe et le début du XVIIIe siècles. Sans qu'il s'agisse véritablement d'une rupture, les années 1640 et 1650, quoi qu'il en soit, sont bien marquées par un intérêt marqué pour la doctrine d'Épicure. Cet article entend tracer les  contours de l'histoire de ce renouveau qui doit tant au contexte français des mêmes années, avant de s'intéresser plus particulièrement à la réception de la doctrine épicurienne dans l'œuvre philosophique et littéraire de Margaret Cavendish comme cas d'école. Comme on le verra, se fait jour un double mouvement, d'abord redécouverte enthousiaste d'un auteur passé au rang de classique grâce aux efforts de Gassendi, suivi d'une phase de révision critique dans le contexte hostile d'une opinion publique qui voit dans l'épicurisme la source de tous les maux contemporains. La doctrine épicurienne est clairement associée à cette période au libertinage érudit et il semble que la récurrence des références à Épicure et à Lucrèce dans son œuvre marque l'appartenance de Margaret Cavendish à la mouvance hétérodoxe des esprits forts.


Abstract

In a pioneering study of 1934 Thomas Franklin Mayo was among the first to suggest the idea of an Epicurean « Renaissance » in England from the year 1650 onwards. Several historians of philosophy and of science, in particular Reid Barbour, Stephen Clucas and Howard Jones, have on the contrary underlined the continuous presence of Epicureanism in England between the end of the XVIth and the beginning of the XVIIIth centuries. While there was no real break, the 1640's and 1650's are nevertheless characterized by a strong public interest in Epicurus' doctrine. This essay purports to retrace the history of this renewal of interest, which owes much to the French context of the same years, and then it turns more particularly to the reception of Epicureanism in the scientific and literary works of Margaret Cavendish as a case study. As will be apparent, a twofold movement can be perceived : first the enthusiastic rediscovery of an author who had regained the status of a classic thanks to Gassendi's efforts, followed by a revisionary phase in a hostile context for Epicurus, in which the public saw in his doctrine the root of all contemporary evils. For Epicureanism is clearly associated in the period with philosophical libertinism ; and it becomes apparent that the recurring references to Epicurus and Lucretius in Cavendish's works reflect her interest in heterodoxy as a free thinker herself.


Line Cottegnies

Line Cottegnies est professeur de littérature anglaise à l'université de Paris III. Elle a récemment publié Mary Astell et le féminisme en Angleterre au XVIIe siècle (ENS Editions, 2008) et a édité et traduit les trois parties d'Henry VI de Shakespeare pour la Bibliothèque de la Pléiade. Sa recherche présente porte sur les femmes écrivains du XVIIe siècle anglais et la littérature française.


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Date de création : 17/12/2008 @ 14:44
Dernière modification : 23/12/2008 @ 20:19
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