Etudes Epistémè

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9 - 2006 - Gilles Bertheau

Gilles Bertheau, On Shakespearian Echoes in Chapman's Byron plays, p. 375.

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Résumé français

L'objet du présent article est de montrer que George Chapman s'est très certainement inspiré de Richard II de William Shakespeare lorsqu'il a composé The Conspiracy and Tragedy of Byron, sa deuxième tragédie française, publiée en 1608. Outre les ressemblances thématiques et l'inversion structurelle qu'opère Byron par rapport à Richard II, en représentant sur scène l'échec d'un sujet désobéissant à un roi légitime, Chapman – en particulier à la fin de The Tragedy of Byron – a accumulé les références à la pièce de Shakespeare. Ces échos mettent en évidence les similarités qui rapprochent deux héros éponymes qu'a priori tout devrait opposer. Tous deux sont victimes – sans toutefois être innocents – de personnages rompus à la pratique machiavélienne de la politique (Bolingbroke d'un côté, Henry de l'autre) qui mettent en cause leur statut. Tandis que Richard est mis en échec en tant que roi, le rêve de Byron d'être "son propre roi" achoppe sur la volonté absolutiste de son souverain.


Abstract

The purpose of this article is to show that George Chapman borrowed distinct elements of William Shakespeare's Richard II to compose The Conspiracy and Tragedy of Byron, his second French tragedy, published in 1608. Beyond the thematic similarities and the inversion of Richard II's structure in Byron – i.e. the failure of a subject rebelling against his lawful king – Chapman explicitly hinted at Shakespeare's play. The echoes found in Byron – especially at the end – bring to the fore the paradoxical resemblance between the two eponymous heroes. Both are victims – even if they are not innocent – of experts in Machiavellianism (Bolingbroke and Henry IV), who challenge their statuses. While Richard is defeated as a king, Byron's ambition of being his "owne king" stumbles over his sovereign's absolute power.


Gilles Bertheau

Gilles Bertheau est Maître de Conférences à l'Université François-Rabelais de Tours et membre du CESR (Centre d'Études Supérieures de la Renaissance; CNRS). Spécialiste du théâtre élisabéthain, il est également associé au groupe de recherche Epistémê, dont il dirige l'atelier théâtre. Auteur d'une thèse sur "Les tragédies françaises de George Chapman: de l'absolutisme royal à l'homme absolu", soutenue en 2002 sous la direction de Gisèle Venet, il a publié des articles sur le théâtre des 16e – 17e siècles, a été co-responsable du volume collectif sur Richard II paru aux Éditions du Temps (2005) et a édité et annoté Sir Thomas More, d'Anthony Munday, William Shakespeare et alii pour la Pléiade (Théâtre de Shakespeare). Il collabore actuellement avec l'équipe de recherche de l'IRCL (Montpellier III), qui élabore une base de donnée (CD-Rom) et prépare la publication d'un ouvrage (Manchester University Press) consacrés à la "Représentation de la France, du français et des Français dans le théâtre anglais (1560-1642)".


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